Communiqué de UDO-FO 974 – La flambée des prix de l’alimentation et des carburants étrangle les ménages. Les prix explosent, les salaires stagnent et les fins de mois commencent de plus en plus tôt.

Chaque passage en caisse, chaque plein de carburant, chaque facture rappelle la même réalité : le pouvoir d’achat des salariés continue de se dégrader et la misère gagne du terrain.

À La Réunion, le prix du sans-plomb atteint des niveaux records. Quant au gazole, son prix a augmenté de 31 % depuis avril 2024. Pendant que les travailleurs se serrent toujours davantage la ceinture, certains continuent à accumuler des profits considérables.

La crise du détroit d’Ormuz est aujourd’hui invoquée pour justifier la hausse des carburants. Mais qui en paie réellement le prix ? Comme toujours, ce sont les salariés, les retraités, les demandeurs d’emploi et, plus largement, l’ensemble de la population.

Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement prévoit 54 milliards d’euros d’économies budgétaires. Derrière ce chiffre se cachent des conséquences bien concrètes : moins de protection sociale, moins de services publics et moins de droits pour la population.

À compter du 1er octobre, de nouvelles mesures pénaliseront encore davantage les assurés sociaux.

Le plafond annuel des franchises médicales passera de 100 à 140 euros. Une fois de plus, ce sont les malades qui devront payer davantage pour se soigner. C’est inacceptable.

Pour Force Ouvrière, ces décisions constituent une véritable régression sociale. Alors même que les travailleurs produisent toujours plus de richesses, on leur demande sans cesse davantage d’efforts et de sacrifices.

Pourquoi seuls les travailleurs devraient faire preuve de solidarité ? Où est la participation à cet effort d’économie chez les profiteurs de guerre et les « super-riches« , ceux qui malgré la « crise » ou plutôt grâce à la crise ont continué à s’engraisser ?

Force Ouvrière exige :

  • L’augmentation immédiate et générale des salaires, des pensions et des minima sociaux ;
  • L’indexation des salaires sur l’évolution réelle du coût de la vie ;
  • Le maintien de l’indexation des pensions de retraite et l’abandon de la suppression de l’abattement fiscal de 10 % ;
  • Le blocage des prix des carburants ;
  • L’ouverture immédiate de négociations salariales dans toutes les entreprises et dans toutes les branches professionnelles ;
  • L’arrêt des politiques d’austérité et des coupes budgétaires qui affaiblissent les services publics et la Sécurité sociale.

Il y a de l’argent pour les profits. Il y a de l’argent pour l’industrie de l’armement. Il doit donc y avoir de l’argent pour les salaires, les retraites, la santé et la protection sociale.

Face à une politique qui favorise les plus riches tout en aggravant les difficultés de la population, Force Ouvrière appelle l’ensemble des travailleurs, des retraités et la population à se mobiliser pour défendre leurs droits, leurs acquis sociaux et leur pouvoir d’achat.

Laisser un commentaire