Communiqué du Groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) – Les lycéens ont une revendication claire, constante et légitime : pouvoir étudier dans des conditions favorables à la réussite scolaire et à l’égalité des chances.

Face à la surdité du Gouvernement, la mobilisation lycéenne ne cesse de s’amplifier depuis maintenant 15 jours. Hier en fin de journée 900 actions étaient recensées, et aujourd’hui le ministre de l’éducation annonçait la fermeture de près de 400 lycées.

Dans son refus de regarder en face les conséquences de sa politique et pour justifier sa répression, le Gouvernement prétend faire face à des « violences urbaines » plutôt qu’à une colère provoquée par une dégradation constante des conditions d’apprentissage de nos enfants.

Le Gouvernement fait le choix de réprimer, d’interdire des manifestations, de fermer des établissements et préconise des cours à distance avant même d’entamer le moindre dialogue. Priver de jeunes citoyens de leur droit de se rassembler et de s’exprimer c’est faire le choix de l’embrasement. On ne répond pas à une jeunesse qui demande des moyens pour l’école en lui fermant les portes et en lui interdisant la rue.

Il aura fallu près de deux semaines de mobilisation pour que le ministre de l’Éducation daigne enfin recevoir les lycéens. Cette rencontre est bien trop tardive mais elle peut encore déboucher sur des engagements concrets. Nous prenons acte du renoncement à faire payer des frais d’inscription aux étudiants non boursiers en classes préparatoires aux grandes écoles et en BTS. Si nous nous réjouissons de ce recul, le jour même de son annonce, il ne répond ni à l’ampleur de la crise de l’école publique, ni aux attentes exprimées dans les lycées.

La crise de l’école publique, profonde et lourde de conséquences pour l’avenir des jeunes mobilisés comme pour l’ensemble de la société, doit être prise à bras-le-corps. Elle doit faire l’objet d’une véritable discussion avec les lycéens, leurs enseignants et leurs familles, afin de construire des solutions concrètes.

A l’issue de la rencontre avec les organisations syndicales, celles-ci appellent d’ores et déjà à une journée de mobilisation le 6 octobre prochain, à laquelle nous nous associons, tant les réponses du Gouvernement n’ont pas été à la hauteur. Nous serons aux côtés de nos élèves, de leurs parents et du personnel éducatif pour exiger des engagements clairs du Gouvernement, capables de répondre à cette crise.

Le Gouvernement a pour devoir de préférer le dialogue à l’affrontement, sinon il portera la responsabilité du climat de tension.

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