Les manifestations lycéennes ont entraîné l’arrestation de près de 90 mineurs, présumés innocents jusqu’à leur jugement définitif.

Les parquets de Saint-Denis, de Saint-Pierre sont également mobilisés sans discontinuer, de jour comme de nuit et durant le week-end, qu’il s’agisse de la direction des gardes à vue, du traitement en temps réel des procédures, des déferrements ou encore des audiences.

D’ailleurs, selon la procédure, communiquée par les services judiciaires, ces mineurs ont été placé en garde à vue, les parents sont prévenus ainsi que les membres du barreau. Un mineur ne peut pas être interrogé sans la présence de son avocat, un examen médical est obligatoire et les auditions sont systématiquement filmées.

Parent et mineur interpellé ne sont pas seuls, car la protection judiciaire de la jeunesse, des éducateurs, et des psychologues les accompagnent. Par la suite, il y a la  phase de déferrement, il s’agit d’une procédure par laquelle le mineur est conduit devant un magistrat (le procureur de la République ou un juge d’instruction) à l’issue de sa garde à vue. Certains peuvent être placés sous contrôle judiciaire en attendant leur audience.

Les sanctions peuvent varier en fonction de la gravité des violences commises. Pour de nombreux experts, les lycéens arrêtés devraient faire face à des mesures alternatives (ou éducatives) plutôt qu’à la prison.

Du 1er au 8 octobre 2026, 110 gardes à vue, dont 92 concernant des mineurs (84 %) et 18 des majeurs ; 68 gardes à vue sur le ressort du parquet de Saint-Denis, 30 sur celui de Saint-Pierre et 12 sur celui de Mamoudzou.

Les parquets ont dit avoir apporté « des réponses pénales fermes, rapides et individualisées », car 36 personnes font l’objet de poursuites devant les juridictions, parmi lesquels 30 mineurs, dont 26 déférés et 4 convoqués devant le juge des enfants, ainsi que 6 majeurs, dont 5 déférés.

Treize mineurs ont été placés sous contrôle judiciaire, assorti notamment d’obligations de respecter un couvre-feu, de ne pas participer à des manifestations sur la voie publique, de ne pas quitter le département et de répondre aux convocations de la justice.

A cela s’ajoute, 30 mesures alternatives aux poursuites ont été engagées, dont 6 à l’issue d’un déferrement; 19 procédures ont fait l’objet d’un classement sans suite et les 25 autres mineurs font dace à une procédures en cours d’enquête ou d’orientation.

Votre commentaire