Le ministre a aussi évoqué la plateforme de concertation pour les lycéens mise en ligne depuis lundi soir, qui permet aux élèves de « faire part de toutes leurs demandes » et « de leurs inquiétudes ». « Leur parole va être entendue et nous en tirerons des conséquences aussi dans le projet de budget », a-t-il assuré.
En effet, le Rectorat de La Réunion a annoncé sur son site internet que « tous les lycéens de l’académie sont invités à participer à la consultation nationale lancée par le ministère le lundi 5 octobre dans le cadre du dialogue avec les lycéens ».
En effet, jusqu’au vendredi 23 octobre 2026, la plateforme Agora.gouv.fr sera ouverte à tous les lycéens. « Cette consultation doit permettre de recueillir la parole des lycéens qui pourront exprimer leurs difficultés et leurs inquiétudes, mais aussi les améliorations qu’ils proposent », a écrit le rectorat de La Réunion
Ce dernier a indiqué que cette consultation « est ouverte à tous les lycéens, quels que soient leur établissement, leur territoire ou leur engagement dans les instances de la vie lycéenne. Elle « doit permettre à chacun de s’exprimer directement, y compris à celles et ceux dont la parole est moins entendue. Les contributions sont anonymes ».
Deux questions sont posées aux lycéens, orientant les débats : Les lycéens sont invités à répondre à deux questions ouvertes : qu’est-ce qui devrait, selon vous, changer ou être amélioré pour mieux apprendre et mieux vivre votre scolarité ?, et quelles sont aujourd’hui les principales difficultés que vous rencontrez dans votre lycée ?
L’académie a assuré que « les contributions des lycéens sont anonymes et peuvent être formulées à titre individuel ou collectif. Afin de permettre une analyse territoriale des contributions, les élèves devront toutefois renseigner la région et le département de leur établissement. La mention du nom du lycée est facultative : cette possibilité vise à faciliter et simplifier la participation, tout en favorisant une expression aussi libre que possible ».
Baptisée « Lycéennes, lycéens : vous avez la parole« , cette plateforme fait face à de nombreuses critiques, car « c’est n’importe quoi. Il y a deux questions. Ils nous demandent pourquoi on manifeste, mais nos revendications ça fait 10 jours qu’on les crie dans la rue », a déclaré à l’Agence France Presse, un élève du lycée Saint-Charles à Marseille.
Outre les critiques, 67.000 contributions ont été annoncé par le ministère, mais ce chiffre est mit en porte-à-faux face aux 2 millions de lycéens en France. Mais certains élèves assurent qu’une fois encore cet outil de communication finira comme les autres à la poubelle.
Un élève de terminale, un des organisateurs des blocus au lycée Arago à Paris, a indiqué à l’AFP que cette plateforme de concertation « va être comme les cahiers de doléances des +gilets jaunes+ ». « Ca va être stocké dans des archives, ça va servir à rien ». De nombreux lycéens et lycéennes interrogées par les médias se sont accordés à dire qu’il s’agit pour le gouvernement d’étouffer la contestation.















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