Le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, a annoncé le 8 octobre que 3000 professeurs remplaçants seraient déployés « dans les heures et les jours qui viennent » dans les lycées où la situation est la plus critique. Cependant, aucun professeur supplémentaire n’a été affecté à La Réunion.

« Grâce à un logiciel que j’ai demandé il y a un an, on a pu, en ce début d’année – c’est la première fois qu’on le déploie -, identifier les établissements qui sont dans des situations que je qualifierais de très problématiques. Il y a 114 lycées dont je dirais qu’ils sont rouges, et 400 qui sont oranges« , a expliqué le ministre au journal de TF1.

« On a 3000 professeurs remplaçants qui actuellement ne sont pas devant l’élève. Dans les prochaines heures, ils vont rejoindre ces établissements« , a-t-il ajouté.

Edouard Geffray a indiqué qu’il allait « autoriser les recteurs à recruter plus que ce qui est notamment autorisé« , ce qui représentera « quelques centaines » de professeurs supplémentaires.

Selon lui, « on va également donner plusieurs centaines de milliers d’heures supplémentaires, ce qu’on appelle le + pacte enseignant + par anticipation aux proviseurs pour qu’ils puissent procéder à des remplacements de courte durée à l’intérieur de l’établissement, avec les professeurs volontaires« .

À La Réunion, le rectorat a indiqué qu’aucun lycée réunionnais ne figure parmi les établissements identifiés comme les plus en difficulté : « aucun lycée de l’académie ne fait partie des établissements très problématiques ».

Cependant, Selon les services académiques, « les besoins exprimés concernent les remplacements ponctuels de courte durée (entre 2 et 15 jours)« . Pourtant, les absences de professeurs et leur remplacement font parti des préoccupations exprimées par les lycéens réunionnais.

Face à la contestation, l’académie de La Réunion a indiqué disposer d’« un vivier constitué de titulaires sur zone de remplacement (TZR) et de contractuels en CDI dans des disciplines variées ».

Le rectorat reconnaît que des problèmes persistent parmi lesquels, les disciplines ayant « peu ou pas de vivier de remplaçants localement« , notamment « les spécialités rares en enseignement professionnel« .

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