Invité dimanche 6 septembre au journal de « 20 heures » de TF1, le patron du PCF, Fabien Roussel, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle, après avoir été investi par un vote de ses militants.

Désigné candidat à 72% par les communistes

37 620 communistes à jour de leurs cotisations et ayant adhéré au PCF il y a plus de trois mois étaient appelé·es à se prononcer du 3 au 6 septembre sur la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle de 2027, a indiqué la direction du PCF, dans un communiqué.

« Ce vote interne est le résultat d’un grand processus démocratique engagé depuis plusieurs mois marqués par trois votes, du Conseil national et du 40e Congrès qui ont proposé une candidature communiste à l’élection présidentielle, et de la Conférence nationale qui a décidé de soumettre la candidature de Fabien Roussel aux adhérentes et adhérents », a souligné le communiqué.

Concrètement, il y a eu 24 112 des électrices et électeurs inscrit·es ayant voté, soit 64,09% des inscrit·es, il y a eu 150 bulletins blancs ou nuls, et 23 962 suffrages exprimés.

Trois possibilités de vote étaient soumises aux communistes, pour, contre et abstention : 17 267 ont voté pour (72,06%); 5 271 ont voté contre (22,00%); et 1 424 se sont abstenus (5,94%)

Suite à ce vote, le PCF propose donc la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle de 2027. « Avec la candidature de Fabien Roussel, les communistes entendent porter un projet pour la France répondant aux attentes du monde du travail et de la création, le construire avec les travailleuses et travailleurs, pour renforcer la gauche et la rendre majoritaire, contribuant ainsi à battre la droite et l’extrême droite à la présidentielle et aux élections législatives », a souligné la commission nationale du vote du PCF.

Jean-Luc Mélenchon rejette cette candidature

L’ancien député du Nord a dévoilé son affiche de campagne où le mot « Vivre » écrit en grand. Il promet un « programme de rupture » où la valeur travail sera centrale avec le développement d’un grand plan industriel qui fera la part belle au nucléaire.

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a rejeté cette candidature. « Cela me déçoit. J’ai été le candidat du Parti communiste à deux élections présidentielles en 2012 et 2017. Qu’ai-je fait depuis qui me vaille un tel opprobre, autant de critiques ?« , s’était demandé le fondateur de LFI en juillet à Lille sur France 3.

De son coté, la présidente des députés LFI, Mathilde Panot a indiqué sur BFMTV, que « chacun prend ses responsabilités », mais « j’espère que tout le monde apprendra de ce qui s’est passé en 2022 », où il n’avait manqué que 420 000 voix à Jean-Luc Mélenchon pour se qualifier au second tour.

« Le problème de la gauche ce n’est pas qu’il y ait plusieurs candidats« , a répondu Fabien Roussel sur TF1. « C’est qu’elle ne soit pas majoritaire dans le pays« . Le communiste a fait « un choix largement réfléchi » et veut porter « un projet de rupture ».

« Je connais la France de l’intérieur et je sais les souffrances et les espérances de changement de nos concitoyens, un vrai changement qui va redonner du pouvoir d’achat va respecter les travailleurs. Et c’est pour cela que j’ai fait ce choix-là avec un programme, un projet de rupture pour notre pays », a déclaré Fabien Roussel.

Se posant en candidat « du rassemblement« , il a rappelé su TF les combats à mener : la retraite à 60 ans, la « vérité sur les salaires », le climat, la petite enfance et l’internationalisme. Il veut convaincre « des hommes et des femmes qui ne votent plus ou qui s’égarent dans leur vote » et ne « veut prendre (des voix) à personne ».

Sur TF1, il a refusé de se comparer avec les autres candidats. Interrogé sur Jean-Luc Mélenchon, il a déclaré que « je fais un choix dans cette campagne, c’est de ne pas parler des autres. »

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