La santé mentale concerne l’ensemble de la population. Elle est influencée par de multiples déterminants : conditions de vie, environnement familial, logement, emploi, précarité, liens sociaux ou encore état de santé physique, selon le dossier de presse de l’ARS.

À La Réunion, plusieurs indicateurs témoignent de vulnérabilités particulières :

  • 36 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, soit une proportion 2,5 fois supérieure à celle de l’Hexagone
  • 42 % des familles sont monoparentales, contre 21 % dans l’Hexagone
  • 143 000 personnes sont concernées par le mal-logement, dont 14 000 personnes âgées
  • 1 adulte sur 10 a connu un épisode dépressif caractérisé au cours des douze derniers mois (18-75 ans)
  • Près d’un adolescent sur deux présente un risque modéré à sévère de dépression, avec une vulnérabilité plus marquée chez les filles

Les personnes âgées, les jeunes, les personnes en situation de handicap et les populations confrontées à la précarité nécessitent une vigilance particulière.

Ces constats montrent que les réponses ne peuvent se limiter à la prise en charge des troubles psychiatriques. Améliorer la santé mentale des Réunionnais suppose également d’agir sur les environnements de vie et de renforcer les facteurs de protection, dès le plus jeune âge.

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