À La Réunion, les violences faites aux femmes restent une réalité crue qui touche des vies, des rêves et l’avenir des enfants qui les observent.

Les violences faites aux femmes prennent plusieurs formes telles que les violences physiques, les insultes, les menaces, les humiliations, les violences sexuelles ou encore les violences psychologiques. Elles se produisent souvent dans le couple ou au sein de la famille, et touchent des femmes de tous les âges et de tous les milieux.

Selon les données du Rapport d’information, déposé le 8 avril 2026, et intitulé « Mayotte et La Réunion : entre fragilités structurelles et menaces émergentes« , « les violences intrafamiliales constituent, par leur fréquence et leur intensité, un phénomène social de grande ampleur« . La Réunion est toujours le second département de France pour le taux de victimes rapporté à la population le plus élevé.

Les violences conjugales sont les plus représentées, avec près de 66,5% des faits. En 2022, 12 Réunionnaises sollicitaient chaque jour les forces de l’ordre pour dénoncer des violences au sein du foyer, selon la Préfecture de La Réunion. L’Observatoire réunionnais des violences faites aux femmes (ORVIIF) a relevé que les forces de sécurité intérieure ont accueilli, en 2023, 4 286 victimes de violences conjugales.

Les autorités et les associations alertent régulièrement sur le nombre élevé des violences intrafamiliales. Mais beaucoup de femmes n’osent pas parler par peur, par dépendance financière, par honte ou parce qu’elles espèrent que la situation va changer.

Dautant plus qu’à La Réunion, la cellule familiale occupe une place centrale et est souvent sacrée, alimentant une forte pression sociale sur les victimes et les témoins. La préoccupation de préserver l’unité du foyer et d’éviter les conflits ouverts constituent un frein puissant à la dénonciation des violences, selon le rapport « Croire en la parole des femmes victimes de violences en outre-mer » de Justine Bénin, coordinatrice interministérielle à la lutte contre les violences faites aux femmes en outre-mer.

Cette pression s’ajoute à la crainte des « la di la fé » et aux autres commérages, qui bloquent la libération de la parole, exposent les victimes à l’isolement et compliquent la reconstruction familiale sans violence. Pourtant, ces violences peuvent avoir des conséquences très graves sur la santé, la sécurité et la vie des victimes, mais aussi sur les enfants qui en sont témoins.

Raisons pour lesquelles, la lutte contre les violences faites aux femmes est devenue une priorité à La Réunion. Il existe des dispositifs d’écoute, d’accompagnement et de protection pour aider les victimes à sortir de cette situation.

Il est essentiel de sensibiliser, de prévenir et de soutenir les femmes concernées afin de faire reculer ces violences. Il est aussi devenu nécessaire de changer les mentalités autour des violences, car les mouvements masculinistes se développent de plus en plus à La Réunion.

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