La 6ème édition du Comité Stratégique du Tourisme en Outre-mer (CSTOM) a eu lieu le 14 août à Bercy, en présence de Atout France, de la Direction générale des outre-mer, des élus et des professionnels du secteur.
Ces derniers ont dressé le bilan globalement positif de l’année 2025 et des perspectives 2026, tout en appelant à accélérer l’investissement et à mieux intégrer les territoires ultramarins dans la stratégie touristique nationale et européenne.
Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, à l’occasion de la 6ème édition du Comité Stratégique du Tourisme Outre-mer (CSTOM), a débuté son intervention par « les Outre-mer sont l’un des moteurs essentiels de la Destination France. En effet, le tourisme, dans les territoires ultramarins, c’est entre 7 et 10% du PIB ultramarin ; 25 000 à 30 000 emplois directs ; et 2,2 millions de touristes en 2025 ».
Selon lui, « les tendances 2026 confirment cette dynamique ». L’Observatoire touristique des outre-mer a ajouté dans la suite de ce bilan positif qu’il y a eu 4,72 millions de passagers aériens à destination des territoires ultramarins en 2025 (+4 % par rapport à 2024), 2,23 millions de touristes aériens (+2 %), et plus de 2,5 milliards d’euros de recettes touristiques ont été générées.
« Autant dire que les Outre-mer sont un atout essentiel pour atteindre l’ambition fixée de 100 milliards d’euros de recettes touristiques d’ici 2030 », s’est félicité Serge Papin. Devant les professionnels de l’écosystème touristique ultramarin, il a vanté les mérites de chaque territoire, et a annoncé que des mesures seront faites lors du sommet Choose France Outre-mer, le 1er octobre. De plus, la Commission européenne a adopté une nouvelle stratégie pour les Régions Ultrapériphériques, se basant sur plusieurs axes : « traitement différencié, transition écologique juste, soutien renforcé à leur connectivité sont au programme ».
A la fin de la rencontre, Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, a insisté sur la nécessité d’un « changement de regard » sur les territoires ultramarins. « On ne peut pas µ7penser uniquement au tourisme hexagonal« , a-t-elle affirmé. Selon le site Outremer360°, cette dernière a mit l’accent sur la mobilisation des financements, y compris les fonds européens peu utilisés, afin de concrétiser ces projets.
« Notre responsabilité à nous, de venir soutenir, de venir encadrer, c’est venir essayer de pousser un peu. il faut des financements. On va d’ailleurs aller chercher aussi, au niveau européen, ceux dont on a besoin, parce qu’il y a des fonds destinés et qu’on les a pas assez exploités. Il y a des cartes à jouer« , a cité le site d’infomation. Naïma Moutchou a appelé à constituer une équipe transversale, composés d’élus, entrepreneurs, ministre du tourisme, et du ministre des Outre-mer, pour « écrire enfin cette stratégie pour les années qui arrivent ».
Un guide pour tous les acteurs
Serge Papin a annoncé la publication d’un guide des financements européens pour le tourisme. Ce guide a été élaboré avec la DGE, l’ANCT, CCI France et ADN Tourisme, rendant, selon lui, « lisibles et accessibles des opportunités souvent trop complexes ». Ce guide s’adresse aux collectivités, établissements publics, entreprises privées, et aux associations. Le but selon le ministre est d’ »expliquer comment monter un dossier, quels dispositifs mobiliser, comment faire de l’Europe un levier, pas un labyrinthe ».
















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