FO-ESR a saisi officiellement les inspecteurs généraux de l’Éducation, du Sport et de la Recherche (IGÉSR), en mission à l’Université de La Réunion, pour leur signaler de graves dysfonctionnements. Le syndicat a demandé à être reçu par la mission, car à ce jour, les alertes adressées à la présidence de l’Université n’ont reçu aucune réponse effective.
Depuis plusieurs mois, des personnels administratifs et techniques, des enseignants et des enseignants-chercheurs se tournent vers notre organisation. Ce ne sont plus des cas isolés : le nombre des signalements et la diversité des personnels concernés révèlent un problème qui touche à la gouvernance de l’établissement. Toutes ces situations ont été portées à la connaissance de la présidence, en vain.
FO-ESR salue la venue de la mission d’inspection de l’IGÉSR et espère que ses travaux permettront de mettre en lumière ces remontées de terrain alarmantes, et d’apporter enfin le regard extérieur et impartial que leur gravité appelle.
Ce que nous signalons
- des situations de souffrance au travail signalées à la présidence et restées sans réponse;
- des enquêtes administratives internes dont les conclusions n’ont jamais été suivies d’effet;
- des agents qui ont demandé la protection de leur employeur et ne l’ont pas obtenue;
- des primes, des recrutements et des nominations dont la transparence pose sérieusement question.
Un signal nous paraît particulièrement préoccupant : des agents en poste depuis plus de dix ans, qui n’avaient jamais connu d’arrêt de travail, enchaînent aujourd’hui les arrêts. Une telle rupture dans des parcours jusque-là sans interruption en dit long sur l’état du climat social.
Une responsabilité qui incombe à la gouvernance
À quoi servent les enquêtes internes et leurs recommandations si leurs conclusions restent lettre morte et si les personnels concernés ne sont pas protégés ? Combien de signalements faudra-t-il encore ? Protéger la santé physique et mentale des agents n’est ni facultatif ni déclaratif : c’est une obligation légale, et elle impose des actes.
La présidence ne peut durablement répondre aux alertes par l’inaction ou la minimisation des difficultés. FO-ESR demande des
mesures concrètes et vérifiables, la protection immédiate des personnels exposés et l’établissement des responsabilités lorsque des dysfonctionnements sont constatés.
Nous n’abandonnerons ni nos collègues, ni la mission qui nous réunit toutes et tous : la réussite et l’épanouissement de nos étudiants.
Il est temps que les alertes soient entendues. Il est temps que les responsabilités soient assumées.
Il est temps que les personnels soient réellement protégés.
















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