Communiqué de presse du député Jean-Hugues Ratenon – Sans trop se tromper et au vu de la conjoncture internationale, le Préfet s’apprête à rendre publique une nouvelle hausse des prix des carburants.
Si nous sommes pour l’instant épargnés par une pénurie, la perte de pouvoir d’achat, elle, continue pour nos automobilistes et pour les familles réunionnaises en général. Face à cela, rien ne doit être laissé au hasard pour protéger les gens.
Ne tournons pas autour du pot : ce ne sont pas toujours les mêmes qui doivent payer ! Même si la bataille du COSPAR et nos actions continuent de nous protéger, force est de constater que les coûts deviennent insupportables.
Il faut rappeler les choses simplement :
La structuration des prix à La Réunion n’a rien à voir avec l’Hexagone. Ici, c’est l’État qui fixe le prix maximum. Dans l’Hexagone, le marché est libre.
Le débat sur la TVA ne nous concerne pas, nous n’y sommes pas soumis. La fiscalité est fixée par nos collectivités et la Région redistribue une partie en subventionnant la bonbonne de gaz. L’État, lui, encaisse la taxe CEE.
Je le dis avec beaucoup de gravité : aujourd’hui, aller travailler coûte de plus en plus cher et dans beaucoup de cas, il est préférable de rester chez soi. Le carburant coûte trop cher.
Et ceux qui étaient là avant nous n’ont pas développé ou ont empêché le développement des transports collectifs. Et ce sont les gens qui paient, jusque dans leur santé.
Je demande donc solennellement à Monsieur le Préfet de La Réunion d’utiliser son pouvoir de représentant de l’État pour rouvrir des négociations avec l’ensemble des protagonistes afin de bloquer les prix, ou a minima de proposer une régulation pour éviter cette hausse.
Ce mardi, je serai au Ministère des Outre-mer et je ne manquerai pas de mettre le sujet sur la table et de demander la suspension de l’application du CEE, qui est de l’ordre de 12 centimes par litre de carburant, le temps de la crise.
Je demande aussi aux compagnies pétrolières de faire un effort et de réduire considérablement leurs marges. Vous n’êtes pas pauvres. La crise est trop dure pour les gens et pour les petites entreprises. Soit ceux qui ont les leviers agissent dans le bon sens, soit le peuple un jour décidera de dire « stop, ça suffit » et personne ne peut prévoir ce qui arrivera.














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