Communiqué des députés Jean-Hugues Ratenon et Perceval Gaillard – Nous saluons la victoire des Démocrates aux États-Unis, qui constitue un revers électoral majeur pour Donald Trump et l’extrême droite.

En donnant aux démocrates la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat, les électeurs américains ont adressé un message politique fort : ils refusent de laisser leur avenir entre les mains d’une politique qui divise, attise les tensions raciales, homophobes et islamophobes, nourrit la haine et privilégie les intérêts des plus puissants.

Cette défaite constitue un sérieux désaveu pour Donald Trump. Il ne disposera plus des mêmes marges de manœuvre pour imposer ses orientations politiques. Le Congrès pourra désormais exercer un contre-pouvoir plus important et contrôler davantage certaines de ses décisions. C’est un signal fort pour la démocratie américaine et pour toutes celles et ceux qui défendent les libertés, l’égalité et la dignité humaine.

Ces résultats démontrent que l’extrême droite peut être combattue et battue. Les peuples peuvent lui faire barrage par les urnes et reprendre leur destin en main. Du Brésil de Lula aux États-Unis de Trump, de l’Amérique du Sud à l’Amérique du Nord, un exemple est donné aux peuples du monde : les politiques de division, de rejet et de domination ne sont pas une fatalité.

Pour autant, nous devons rester lucides. L’affaiblissement de Donald Trump sur le plan intérieur ne signifie pas nécessairement un changement profond de la politique étrangère américaine. Privé d’une bonne partie de ses pouvoirs sur le plan intérieur, il pourrait être tenté de concentrer davantage son action sur la scène internationale.

Nous devons donc rester particulièrement vigilants face au risque d’une aggravation des tensions géopolitiques et des conflits de ce fait. Ces résultats doivent également nous interpeller en France. Face à Marine Le Pen et au Rassemblement national, nous devons tirer les enseignements de ce qui se passe à l’échelle internationale.

L’extrême droite ne constitue jamais une réponse aux difficultés des populations, elle désigne des boucs émissaires, oppose les citoyens entre eux et détourne l’attention des véritables responsables des inégalités et de la précarité.

Assez des guerres, assez de la haine, assez du mépris des peuples !

Nous ne voulons plus d’une politique de la peur, de la division, de la canonnière. Nous ne voulons plus d’une politique au service des puissants et des multinationales.

De l’Amérique à l’Europe, partout dans le monde, faisons reculer l’extrême droite et les politiques qui nourrissent les inégalités, la haine et les conflits.

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