Les effets de la crise climatique sont déjà visibles à La Réunion. En 55 ans, la température moyenne a augmenté de 0,19°C par décennie, soit +1°C en un demi siècle, avec une accélération du réchauffement climatique depuis les années 2000. Selon les projections, d’ici la fin du siècle, la température pourrait encore monter de 1 à 4°C.
Entre 2015 et 2024, une anomalie moyenne de 0,5°C par rapport à la référence situé entre 1991 et 2020 a été révélé. Les analyses attestent que les années les plus chaudes se sont produites en 2019 (+1,0°C), en 2023 (+0,9°C) et 2024 (+0,7°C). D’ailleurs, au début de l’année 2025, La Réunion a fait face à des températures exceptionnellement élevées et à une sécheresse sévère.
Des records ont été enregistrés, avec 34°C à Pierrefonds et 29°C à la Plaine des Cafres. Ces températures sont de 2 à 3°C au-dessus des normales sur les côtes et de 3 à 6°C dans les Hauts. À la Plaine des Cafres, le précédent record était de 28°C en janvier 2024.
La crise climatique aggrave cette situation en prolongeant la durée des vagues de chaleur, qui deviennent plus fréquentes et plus intenses, passant d’environ 15 jours par an au dessus de 31°C dans les années 1980-2010 à plus de 35 jours aujourd’hui. D’ici la fin du siècle, ces fortes chaleurs pourraient s’étendre sur 2 à 6 mois par an, accentuant ainsi les périodes de sécheresse prolongée.
D’ailleurs, la moyenne annuelle des précipitations n’a pas encore connu de variation significative à l’échelle de l’île, certaines régions enregistrent des baisses de précipitations atteignant -35% en 60 ans, soit −5% par décennie. Sur les autres régions de l’île, les observateurs révèlent des tendances qui restent faibles et non significatives au regard de la variabilité propre du phénomène.
Les cyclones passant à moins de 1,000 km comptent pour un peu plus de 30% des pluies à La Réunion, et jusqu’à 50% sur le relief de l’île. En moyenne, un cyclone apporte 24mm de pluie par jour sur l’île, de 10 mm/j sur les littoraux de l’ouest à 60 mm/j sur le relief.
Face à ce constat, tous s’accordent à dire qu’il est nécessaire d’anticiper et d’adapter le territoire aux changements climatiques, car les phénomènes sont différents, mais les conséquences sont similaires en termes de pertes en vies humaines, de destruction des biens et des infrastructures.
Il s’agirait alors de travailler de façon globale pour réduire les impacts des phénomènes naturels à différents niveaux: construction, sécurité et alerte, responsabilisation de la population, gestion de l’eau, de l’électricité, et des équipements pour rendre le territoire moins vulnérable.
















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