Encore aujourd’hui, la France doit sa position de seconde puissance maritime mondiale à l’héritage d’un empire colonial, dont les territoires ultramarins sont le prolongement. Répartis sur plusieurs océans (Atlantique, Indien, Pacifique et Austral), ces territoires sont les oubliés de la diplomatie climatique française, comme l’a expliqué le Réseau Action Climat dans sa dernière note.

Les auteurs du Réseau Action Climat (RAC) ont démontré que «les territoires d’outre-mer sont le résultat de dominations coloniales, de mouvements de résistances et de relations asymétriques qui perdurent aujourd’hui dans la diplomatie dite française».

Or les autorités françaises utilisent la vulnérabilité des Outre-mer face aux changements climatiques lors des négociations internationales sur le climat, sans pour autant leur octroyer l’autonomie suffisante pour décider de leur avenir. Pire, le gouvernement français minimise le rôle des populations qui habitent et défendent ces territoires, se privant ainsi de la meilleure défense des écosystèmes et risque surtout leur disparition.

Pourtant, les Outre-mer renforcent l’influence internationale de la France, sans avoir de délégation propre lors des négociations internationales, car Paris désigne leurs représentants, qui seront intégrés à la délégation française.

Marginalisée dans la diplomatie française sur le climat, la place des territoires ultramarins est purement symbolique dans les grandes négociations. ….

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Pour aller plus loin :

Réseau Action Climat : La France face au changement climatique : les Outre-mer, premiers exposés – Territoires ultramarins : les Outre-mer, grands oubliés de la diplomatie climatique française

Rapport d’information du Sénat, déposé le 3 novembre 2015: Rapport d’information n° 131 (2015-2016), déposé le 3 novembre 2015

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