Créé par la loi du 19 février 2001, l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC) est chargé de collecter et de diffuser les informations, études et recherches sur les risques liés au réchauffement climatique et aux phénomènes climatiques extrêmes en France métropolitaine et dans les départements et territoires d’outre-mer, en liaison avec des établissements et instituts de recherche concernés et le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Paul Vergès, sénateur, initiateur de cet observatoire, et président de l’ONERC, expliquait que les rapports successifs montrent la nécessité d’agir et d’inciter l’État à «mettre ces données révélées par la communauté scientifique en rapport avec l’état de notre pays, avec l’ensemble des autres forces constantes et dynamiques qui modifient chaque jour, presque imperceptiblement, la vie de nos concitoyens».

Il assurait que «parce que les résultats des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre ne seront perceptibles que dans une ou deux générations, cela implique que nous devons préparer le pays, nos régions, la population à s’adapter aux impacts multiples générés par la dérive du climat».

Pour cela, l’adaptation aux changements climatiques nécessite de repenser les modes de vie, les modèles économiques, les territoires. Une refondation des politiques d’aménagement, de développement et de solidarité à l’échelle locale et mondiale sera de fait la seule solution pour éviter l’inévitable.

Image de Une: Paul Vergès lors de la remise du rapport 2014, intitulé « L’arbre et la forêt à l’épreuve d’un climat qui a changé » à la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, le 14 février 2015.

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