Fin décembre 2025, 294 400 salariés travaillent à La Réunion, secteurs privé et public confondus. Au 4e trimestre, l’emploi salarié est quasi stable par rapport au trimestre précédent : +0,1 %, soit une augmentation de 400 emplois, selon la note de conjoncture de l’INSEE. Au niveau national, l’emploi salarié est également quasi stable sur le dernier trimestre de l’année (-0,1 %).
Sur un an, de fin 2024 à fin 2025, l’emploi augmente de 0,3 % sur l’île (+700 emplois). La Réunion est ainsi la deuxième région française où la hausse de l’emploi est la plus forte après la Guyane. Cependant, l’emploi augmente moins qu’en 2024 (+0,6 %) et bien moins qu’en 2023 (+1,2 %). Au niveau national, l’emploi diminue : son niveau est inférieur de 0,2 % à celui d’un an auparavant.
À La Réunion, la dynamique de l’emploi est portée par le secteur privé en 2025. L’emploi privé progresse ainsi de 0,2 % (+300 emplois) sur le dernier trimestre. Sur l’année, il augmente de 0,6 % (+1 300 emplois), alors qu’il baisse de 0,3 % au niveau national.
Les contrats d’apprentissage diminuent tant à La Réunion (-5,3 %) qu’au niveau national (-4,2 %) au cours des 12 derniers mois. Sur l’île, ils concernent 12 800 jeunes fin décembre 2025, soit 700 apprentis de moins qu’un an auparavant.
Dans le secteur public, l’emploi est stable ce trimestre. Sur un an, il baisse de 0,6 % (-500 emplois), sous l’effet du recul des contrats aidés non marchands « Parcours emploi compétences » (PEC). Fin décembre 2025, 7 900 personnes bénéficient de ce type de contrat alors qu’ils étaient 9 000 fin 2024. Au niveau national, l’emploi public progresse au contraire de 0,2 % sur l’année.
L’emploi augmente sur le dernier trimestre 2025 et sur l’année dans l’agriculture, l’industrie et les services aux entreprises
Dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et des services aux entreprises, l’emploi croît au 4e trimestre 2025 et sur un an.
Dans le secteur de l’agriculture, l’emploi progresse de 4,1 % au 4e trimestre 2025 (+100 emplois), et de 2,4 % sur l’année.
Dans l’industrie, la hausse de l’emploi s’élève à 0,5 % ce trimestre (+100 emplois) et à 1,5 % par rapport au même trimestre de l’année précédente (+300 emplois).
Dans le secteur des services aux entreprises, l’emploi croît de 0,5 % au 4e trimestre (+100 emplois) et de 1,8 % sur l’année (+500 emplois).
L’emploi est stable au 4e trimestre dans le commerce, l’hébergement-restauration et l’intérim mais augmente sur l’année
Dans le commerce, l’intérim et l’hébergement-restauration, l’emploi est stable ce trimestre mais en hausse sur l’année.
Dans un contexte de croissance de la fréquentation des hôtels et autres hébergements touristiques, l’hébergement-restauration gagne 400 emplois entre fin 2024 et fin 2025 (+2,9 %), le commerce 100 emplois (+0,2 %) comme l’intérim (+2,8 %).
L’emploi cesse de baisser dans la construction au 4e trimestre, mais recule sur un an
Pour la première fois depuis le 4e trimestre 2023, l’emploi cesse de baisser dans la construction. Il augmente de 0,5 % au 4e trimestre 2025 (+100 emplois).
Cependant, fin 2025, les effectifs du secteur restent inférieurs à leur niveau de fin 2024 : -1,9 % soit 300 emplois de moins. Les structures de moins de 10 salariés, qui regroupent 40 % de l’emploi dans ce secteur, sont majoritairement à l’origine de cette baisse, notamment celles de la « maçonnerie générale et gros œuvre du bâtiment ». Le recul de l’emploi dans la construction en 2025 est lié à une baisse de l’activité du secteur. Ainsi, le chiffre d’affaires cumulé sur un an se réduit de 1 %, comme au niveau national.
Néanmoins, avec 6 200 permis délivrés sur un an, les autorisations de construction de logements augmentent de 3 % par rapport à la même période un an auparavant. Les mises en chantiers croissent également de 3 % sur la même période.
Au niveau national, l’emploi dans le secteur de la construction continue de baisser ce trimestre (-0,4 %) et sur l’année (-1,2 %).
Dans le secteur de l’information-communication, l’emploi recule ce trimestre comme sur un an (-3,4 %).
Au 4e trimestre 2025, dans le secteur des services aux ménages, l’emploi baisse de 3,7 % (-700 emplois), et de 6,6 % sur un an (-1 300 emplois). Ce recul est lié pour partie à un changement de comportement déclaratif des employeurs en 2025 : une partie des salariés des « particuliers-employeurs » sont désormais comptabilisés dans le secteur des services non marchands et non plus dans celui des services aux ménages.
Fin décembre 2025, 127 600 personnes sont salariées dans les services non marchands (enseignement, administration publique, santé ou action sociale). Elles travaillent majoritairement dans le public (72 %), mais peuvent également exercer dans le privé (activités de soutien scolaire, enseignement de la conduite, médecin, etc.).
Au 4e trimestre 2025, l’effectif des secteurs non marchands s’accroît : +0,6 %, soit 700 emplois supplémentaires. Sur un an, les effectifs augmentent de 0,7 % (+800 emplois). Ces hausses sont liées au transfert d’une partie des salariés des particuliers-employeurs du secteur des services aux ménages vers l’action sociale (sous-secteur des services non marchands). Sans ce phénomène, l’emploi serait stable dans les services non marchands au 4e trimestre, comme sur un an.
















Laisser un commentaire