2290 affaires comptabilisées dans les Outre-mer. Malgré une meilleure prise de conscience de la société sur les violences physiques, sexuelles, psychologiques ou intrafamiliales, ces phénomènes sont souvent sous-déclarés et sous-traités.

L’affaire Lyhanna a fait émerger les nombreux dysfonctionnements administratifs et judiciaires. Cette affaire a aussi marqué l’opinion publique, qui estime que la protection des mineurs doit devenir une priorité absolue des institutions.

Suite au choc au sein du gouvernement, une opération inédite de réexamen des dossiers judiciaires a été lancée. Selon les chiffres communiqués le 15 juillet 2026 par le ministère de la Justice, 85.047 plaintes relatives à des violences sexuelles sur mineurs ont été recensées dans les juridictions françaises. Parmi elles, à ce stade, 69.626 dossiers ont été réétudiés.

Les Outre-mer ne sont pas épargnées :

342 en Nouvelle Calédonie, dont 44 réexaminés (13%) ;
623 en Polynésie française, dont 516 réexaminés (83%)
688 dossiers en Guadeloupe, tous réexaminés (100%) ;
773 en Guyane, dont 95 réexaminés (12%) ;
1021 en Martinique, dont 585 réexaminés (57%) ;
1392 à La Réunion, dont 1050 réexaminés (75%) ;

Le temps judiciaire est aussi un problème pour les plaignants et les familles. En effet, entre le dépôt de plainte, les investigations, les expertises et les décisions de justice, plusieurs mois, voire plusieurs années, peuvent parfois s’écouler.

Dans son rapport de mission remis au gouvernement, Aude Luquet, coordinatrice interministérielle chargée de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes dans les territoires ultramarins, appelle à un changement de méthode en adaptant des politiques publiques aux réalités de chaque territoire.

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