Les députés ont approuvé le 21 juillet, l’instauration de la perpétuité pour les auteurs de viols en série commis sur les mineurs de moins de 15 ans. Cette loi a été adopté suite à l’affaire Lyhanna et après des discussions particulièrement houleuses.

Les députés ont donc approuvé le 21 juillet, l’instauration de la perpétuité pour les auteurs de viols en série commis sur les mineurs de moins de 15 ans. Cette mesure portée par le gouvernement après le choc de l’affaire Lyhanna a été adoptée par 258 voix contre 84.

Le 17 juillet, la Gauche a rejeté la mesure sur les viols en série commis sur les mineurs de moins de 15 ans, dénonçant une disposition répressive destinée à masquer l’insuffisance des moyens consacrés aux enquêtes mais aussi à la prévention des violences sexuelles. Le 21 juillet, les discussions autour de la mesure ont été particulièrement houleuses.

La co-rapporteure LFI, Marianne Maximi, a dénoncé les attaques sur les réseaux sociaux dont elle a été la cible durant le week-end, et les accusations visant à faire croire que les groupes de gauche seraient « des soutiens aux pédocriminels ».

« Qui continue d’aller sur les plateaux de (Jean-Marc) Morandini ? C’est vous ! Qui soutient Gérard Depardieu comme une figure importante ? C’est vous ! », a-t-elle contre-attaqué, en direction de l’extrême droite. Cette dernière a de nouveau défendu « la cohérence de l’échelle des peines », soulignant que la disposition n’est pas demandée par les associations de victimes dénonçant un « écran de fumée ».

Cette dernière a également souligné que « sur les bancs de la gauche, personne n’a fait de faux procès à la droite au motif qu’elle protégerait des pédocriminels, mais l’inverse a bien eu lieu. Ce n’est pas acceptable ! Nous avons des désaccords de fond, de principe et nous avons le droit de les assumer ».

La socialiste Florence Hérouin-Léautey a, elle, souligné que « plutôt qu’un énième tour de passe-passe à haut risque d’inconstitutionnalité, peut-être pourriez-vous admettre que c’est de moyens supplémentaires dont notre système judiciaire et nos services d’enquête ont besoin pour protéger les victimes et mettre fin à l’impunité? ». Cette dernière a rappelé que seuls 3% des agresseurs en matière de violences sexuelles sont condamnés. Et que ce chiffre tombe à 1% dans les cas d’inceste.

Lors de son intervention, des députés du Rassemblement national l’ont traitée depuis les bancs de « collabo », poussant le député LFI Manuel Bompard à réclamer une sanction.

Laisser un commentaire