Communiqué de presse du député Jean-Hugues Ratenon – Je tiens à apporter tout mon soutien aux personnels pénitentiaires qui se sont mobilisés aujourd’hui à Domenjod, après plusieurs jours de violences et plusieurs agents blessés.

L’agression dont a été victime un officier, conduit aux urgences, est grave. Je lui adresse mes vœux de prompt rétablissement, ainsi que mon soutien à ses proches et à l’ensemble de ses collègues.

Cette agression est une nouvelle alerte. Près de 1 000 détenus à Domenjod, un quartier des femmes saturé, des effectifs insuffisants et des moyens qui ne suivent pas : la situation devient ingérable et la pression permanente. Et cette pression concerne tout le monde : les agents comme les personnes détenues. La surpopulation et le manque d’effectifs compromettent les conditions de travail, les conditions de détention et, surtout, la sécurité de tous.

Je me suis rendu à plusieurs reprises dans nos établissements pénitentiaires, notamment à Domenjod, au centre pénitentiaire du Port et auprès du SPIP. J’ai pu constater directement les difficultés rencontrées par les personnels et entendre leurs revendications. Et pendant ce temps, les transferts de détenus vers La Réunion continuent, alors que nos établissements sont déjà sous forte tension.

Lors de sa venue à La Réunion en début d’année, Gérald Darmanin a mis en avant des réponses essentiellement tournées vers davantage de répression et d’enfermement. Mais répondre aux problématiques de la justice par davantage d’enfermement et de répression, sans les moyens adéquats, est et restera irresponsable.

La sécurité nécessite aussi des moyens, des effectifs et des personnels en nombre suffisant.

Et cette question n’est pas isolée. Elle concerne l’ensemble de nos services publics et ceux qui les font vivre.

Les personnels pénitentiaires alertent depuis longtemps. Les syndicats alertent depuis longtemps.

Aujourd’hui, c’est un agent blessé, conduit aux urgences. Demain, quoi ?

Nous ne pouvons pas attendre qu’un drame plus grave survienne pour agir. Il faut maintenant des réponses concrètes et des moyens à la hauteur de l’urgence.

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