Le préfet de La Réunion a fait part le 19 août 2026 à Saint-Denis, à l’ensemble des acteurs du logement du département que la LBU est portée à 43,4 millions d’euros pour le territoire.

Lors d’un séminaire consacré au financement et à la production de logements, il a tenu à apaiser les vives inquiétudes exprimées durant plusieurs mois par les maires vis-à-vis de la Ligne budgétaire unique (LBU) et des baisses budgétaires envisagées par le gouvernement.

Les discussions ont porté sur les financements mobilisables en faveur du logement aidé, au-delà de la seule Ligne budgétaire unique (LBU), mais aussi de faire le point sur l’actualité locale et nationale, d’échanger sur les pistes de travail à conduire collectivement pour soutenir la production de logements, et notamment sur la mobilisation de nouveaux partenariats, au-delà des seuls bailleurs sociaux, ainsi que sur l’optimisation des ressources financières, les partenariats public-privé, les modèles architecturaux et constructifs, les coûts de construction et le recours aux matériaux locaux et biosourcés.

Les autorisations d’engagement de la LBU passent ainsi de 26,9 millions d’euros à 43,4 millions d’euros pour le territoire, contre environ 78,5 millions d’euros en 2025, et 85,65 millions en 2024. La présidente de Région, Huguette Bello, demandait le 18 août dans un communiqué de presse, un effort supplémentaire de l’État, estimant que « la mobilisation doit se poursuivre pour obtenir de l’État le renforcement de la LBU. C’est un impératif de justice sociale et de responsabilité nationale. »

D’autant que « plus de 50 000 ménages sont en attente d’un logement ; 150 000 personnes souffrent du mal logement ; une faiblesse du nombre de logements sociaux livrés chaque année (seulement 1739 logements sociaux livrés en 2024) ».

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Les participants du séminaire ont prit connaissance de plusieurs évolutions nationales susceptibles d’avoir des répercussions dans les territoires ultramarins, dont :
– le troisième programme de renouvellement urbain porté par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), inscrit dans le projet de loi « Relance logement », qui doit être doté d’une enveloppe prévisionnelle de 5 milliards d’euros à l’échelle nationale;
– les mesures de simplification normative destinées notamment à faciliter l’accès à certains financements de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et de la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal), ainsi qu’à faire évoluer certaines règles applicables au logement social.

Parmi les annonces faites lors de cette réunion, le préfet a évoqué le prochain lancement d’un appel à projets local intitulé « Habitats innovants et durables à La Réunion », mené en partenariat avec les collectivités concernées et les opérateurs intéressés. Ce dispositif vise à expérimenter de nouvelles solutions pour produire davantage de logements abordables, tout en réduisant les coûts de construction et d’exploitation.

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