Communiqué de la FSU – Alors que les agents de la cuisine centrale du lycée Jean-Claude Fruteau entament leur deuxième jour de grève, la réponse de certains représentants administratifs de la Région consiste à affirmer que « le service aux élèves ne doit pas être pris en otage ». La FSU Territoriale refuse cette présentation de la situation.
Les agents n’ont pas choisi la grève par facilité. Ils exercent un droit constitutionnel, après plusieurs années au cours desquelles leurs revendications et leurs demandes de reconnaissance professionnelle n’ont pas trouvé de réponse satisfaisante.
Les personnels de la cuisine centrale exercent des missions essentielles et particulièrement exigeantes. Ils demandent simplement que les spécificités de leurs fonctions, leurs responsabilités, leurs contraintes et leur professionnalisme soient réellement reconnus, notamment à travers une revalorisation de leur régime indemnitaire, de l’IFSE et du CIA.
La FSU Territoriale rappelle une évidence : la qualité du service public rendu aux élèves est indissociable des conditions de travail et de la reconnaissance des agents qui l’assurent.
On ne peut pas demander toujours davantage aux personnels tout en refusant de reconnaître pleinement leurs responsabilités et leurs conditions d’exercice.
Le travail engagé entre les organisations syndicales et les services de la Région sur le RIFSEEP est achevé depuis 2 ans. Pour autant, les agents attendent toujours la mise en œuvre concrète des propositions discutées dans ce cadre.
La FSU Territoriale demande également depuis plusieurs années davantage de transparence sur les modalités d’attribution individuelle des primes, afin que les agents puissent comprendre les critères appliqués et que les règles soient lisibles et équitables pour tous.
Lors de la rencontre de rentrée de La Présidente avec les agents de l’Est et du Nord, plusieurs personnels ont interpellé une vice-présidente de la Région sur leurs conditions de travail, la reconnaissance de leur professionnalisme ainsi que sur la situation des agents contractuels et leur accès à la titularisation.
À cette occasion, les agents présents ont entendu de la part de la vice-présidente les propos suivants : « Allez passer un concours » ou encore « dites merci d’avoir un emploi et de toucher les 35 % ». Ces propos, tenus devant les agents, ont profondément choqué et blessé les personnels présents.
Comment demander aux agents de se sentir reconnus et respectés lorsqu’à leurs revendications sur leurs conditions de travail, leur rémunération et leur avenir professionnel, il leur est répondu de cette manière.
Pour la FSU Territoriale, ce n’est pas ainsi que doit s’exercer le dialogue social. Les agents territoriaux ne demandent ni privilège ni faveur : ils demandent à être entendus, respectés et reconnus pour le travail qu’ils accomplissent quotidiennement au service de la population et des élèves.
Face à cette situation, les agents ont décidé de reconduire leur mouvement demain. La FSU Territoriale demande solennellement à la Région de sortir d’une logique de communication et d’ouvrir sans délai une véritable négociation. De même les agents en grève sont également perplexes face à l’absence de soutien public des élus de la collectivité à leur mobilisation et à leurs revendications.
Cette situation interroge d’autant plus que plusieurs de ces mêmes élus seront, le 29 septembre prochain, en première ligne médiatique pour défendre la question des salaires et du pouvoir d’achat.
Comment défendre la revalorisation des salaires dans les discours publics tout en restant silencieux lorsque des agents de sa propre collectivité se mobilisent précisément pour obtenir une meilleure reconnaissance salariale ? Les agents attendent aujourd’hui des actes et de la cohérence.
La FSU territoriale appelle donc les élus qui se revendiquent attachés à la défense du pouvoir d’achat et à la reconnaissance des travailleurs à prendre position et à soutenir les agents mobilisés.
La cohérence syndicale et politique ne peut pas s’arrêter aux discours : elle doit aussi s’exprimer lorsque les revendications concernent les agents de sa propre collectivité.
Le bureau de la FSU Territoriale
















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