Le 8 septembre, le conseiller de la Région Réunion, Jean-Pierre Chabriat a présidé l’installation du premier Comité d’Orientation Stratégique, Scientifique et Technique (COSST) du Groupe Régional d’Experts sur le Climat, officialisant la mise en place de la gouvernance de cette structure, lancée en janvier dernier.

Réunissant des représentants du monde scientifique, des collectivités, de l’État et des financeurs, le COSST aura pour mission de définir la stratégie et le programme d’actions du GREC-Réunion. Lors de cette première réunion, Fabrice Fontaine, représentant de l’Observatoire des Sciences de l’Univers de La Réunion (OSU-R), a été élu vice-président du GREC-Réunion.

Les participants ont échangé sur le programme d’actions à venir, la création de groupes de travail thématiques ainsi que la constitution de l’Assemblée Consultative pour le Climat et l’Adaptation Territoriale (ACCAT).

Cette installation intervient alors que plusieurs travaux sont déjà engagés à La Réunion, parmi lesquels, le projet RISC-RA / CLIMAAX, dont les résultats ont récemment été restitués, a permis de mieux documenter la vulnérabilité de La Réunion face aux risques hydro-climatiques.

Ces travaux vont contribuer à nourrir la réflexion sur les stratégies d’adaptation du territoire, alors que La Réunion est particulièrement exposée à différents aléas liés au changement climatique.

Pour Jean-Pierre Chabriat, conseiller régional délégué à la Recherche et à la Transition énergétique, l’enjeu est précisément de rapprocher les connaissances scientifiques des décisions publiques.

Selon lui, le « GREC-Réunion doit nous permettre de mieux faire le lien entre la connaissance scientifique et l’action publique. Face aux effets du changement climatique, notre objectif est de disposer de connaissances solides pour anticiper les risques, éclairer nos décisions et construire collectivement l’adaptation de notre territoire ».

Or les conséquences du changement climatique à La Réunion se font déjà sentir. Selon les prévisions de Météo France pour notre île, l’augmentation des températures moyennes serait de l’ordre de + 1,5 °C en 2030, + 2 °C en 2050 et + 2,9 °C en 2100. De plus, entre 2010 et 2019, le coût moyen des cyclones était estimé à environ 9 millions d’euros par an, tandis que les événements récents traduisent une nette aggravation des pertes et dommages. Récemment, les cyclones Belal (100 millions d’euros de coût assurantiels) et Garance (380 millions) ont rappelé les vulnérabilités de notre territoire face à ces aléas.

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