Communiqué de presse du député Jean-Hugues Ratenon – Aujourd’hui, la stratégie est claire : créer des mécontents d’un côté et de faux privilégiés de l’autre. C’est l’art de diviser pour mieux régner, une méthode délibérée pour éviter l’indignation générale et briser la convergence des luttes. On déshabille l’un pour habiller l’autre.

Si personne ne nie les tensions internationales actuelles, personne ne peut ignorer que les grandes compagnies pétrolières continuent de confisquer la richesse. Leurs bénéfices et leurs dividendes s’étalent publiquement, tournant en dérision la rigueur demandée aux citoyens.

Avec des bénéfices records atteignant plusieurs dizaines de milliards d’euros, ces compagnies continuent d’accumuler des profits considérables pendant que les consommateurs subissent la hausse des prix à la pompe.

Nous exigeons des réponses sur des choix politiques incompréhensibles :

  • Le calendrier : Pourquoi avoir attendu la veille du 1er novembre pour cette annonce, contournant les débats habituels de début de semaine ?
  • Les prix : Pourquoi le gouvernement refuse-t-il le blocage des prix face à des multinationales profiteuses de crise ?
  • Les taxes indirectes : Pourquoi le mécanisme des CEE (Certificats d’Économie d’Énergie) n’a-t-il pas été immédiatement suspendu ?
  • Les marges : Pourquoi l’exécutif refuse-t-il de s’attaquer aux marges de firmes insolentes qui affichent des hausses de profits allant jusqu’à 260 % ?

Plus la crise s’installe dans le quotidien des Français, plus les compagnies pétrolières accumulent les milliards. Face à ce transfert de richesse, l’inaction de l’État français s’apparente à un renoncement démocratique.

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