Lors des 95es Assises des Départements de France se sont tenues les 14, 15 et 16 octobre 2026 à Reims (dans la Marne), Cyrille Melchior, président du Conseil départemental, a participé à l’événement et réaffirmé l’ancrage français et européen de La Réunion.
Plus de 1 500 élus des conseils départementaux de toute la France vont se réunir autour de réunions et d’ateliers pour réfléchir à une nouvelle organisation politique. À cette occasion, il a souligné les avancées réalisées depuis la départementalisation du 19 mars 1946 et a insisté sur le rôle stratégique des territoires ultramarins dans la biodiversité marine, l’économie bleue durable et la gouvernance océanique.
Cyrille Melchior a indiqué à l’assemblée que de nombreux défis sont encore à relever. « Si les progrès sociaux sont indéniables, les écarts économiques persistent, avec un PIB par habitant inférieur d’environ 40 % à celui de l’Hexagone. L’éloignement et l’insularité constituent également des contraintes structurelles qui nécessitent des politiques publiques adaptées, ainsi qu’une solidarité renforcée de l’État et de l’Union européenne ».
Pour ce denrier, les 80 ans de la départementalisation de La Réunion, « témoigne de la force du modèle départemental et appelle désormais à une nouvelle étape : celle de la responsabilité et de la compétitivité ».
Refusant coûte que coûte le changement de statut de La Réunion, Cyrille Melchior a de nouveau plaidé pour le maintient du système actuel : « toute évolution institutionnelle serait préjudiciable si elle fragilisait la confiance entre les acteurs locaux, économiques, sociaux et les collectivités », a relevé le Quotidien de La Réunion.
De son côté, François Sauvadet, président des départements de France, a expliqué qu’avec la crise, notamment la hausse des prix de l’énergie, les départements n’arrivent plus à faire face aux dépenses que l’État leur demande.
« En trois ans, nous avons eu 3,7 milliards d’euros de dépenses supplémentaires et, dans le même temps, 560 millions de ressources… Il faut que l’État assume ses responsabilités devant les Français. Quand il décide des augmentations de prestations, il faut s’assurer du financement de la prestation », a indiqué ce dernier.
Le président des départements a réclamé « un nouveau système décentralisé qui donne plus de pouvoir aux départements. L’objectif des élus, à la fin de ces trois jours de réunion, est de se mettre d’accord sur une nouvelle organisation qu’ils présenteront au prochain président de la République ».
Cyrille Melchior rencontre le président du Sénat
Selon le communiqué du Département, « en marge des Assises des Départements de France, à Reims, le président du Département, Cyrille Melchior, a échangé avec le président du Sénat, Gérard Larcher, sur les priorités de l’outre-mer et les dossiers essentiels pour La Réunion ».
Cyrille Melchior a indiqué que « le Sénat tient un rôle essentiel pour que les réalités de nos territoires ultramarins soient entendues et prises en compte dans les décisions nationales. La Réunion doit pouvoir compter sur des relais solides pour faire avancer ses dossiers ».
Pour la collectivité, l’assouplissement de la loi Littoral dans les zones de montagne « illustre concrètement l’importance de cette mobilisation. La récente adoption au Sénat d’une disposition visant à faciliter, dans un cadre réglementé, la réalisation d’équipements d’hébergement et d’accueil du public ouvre de nouvelles perspectives pour le développement touristique des Hauts. Portée par le Département avec le soutien des sénateurs, cette avancée vise à concilier attractivité touristique, développement économique et respect de l’environnement ».
De plus, le financement des politiques de solidarité, l’accompagnement des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, la protection de l’enfance, le logement et la lutte contre la vie chère figurent aussi parmi les enjeux majeurs, examinés régulièrement au Palais du Luxembourg. « Ces dossiers appellent des réponses adaptées aux réalités sociales et économiques de l’île », a souligné le communiqué.
Cyrille Melchior a réaffirmé le rôle du Département comme « pilier de la solidarité et de la cohésion sociale à La Réunion ». Il souligne l’importance de pouvoir compter sur un Sénat attentif aux préoccupations réelles de la population : « le dialogue avec Gérard Larcher et les parlementaires doit permettre de poursuivre notre mobilisation en faveur des dossiers réunionnais et de renforcer la prise en compte des spécificités de l’île dans les décisions nationales ».














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