Le coût de la vie étudiante en 2026 a augmenté de 1,66% sur un an, et de plus de 35% depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, selon l’enquête annuelle du syndicat étudiant Unef publiée le 17 août. Cependant, les étudiants d’Outremer sont les grands oubliés des politiques publiques, alors qu’ils font face à des coûts plus élevés de la vie, en raison de la cherté de la vie dans les territoires ultramarins.
Ci-dessous un extrait de l’enquête
Encore une fois, les étudiant·e·s ultramarin·e·s sont particulièrement touché·e·s par la précarité étudiante. Ils et elles comptent parmi les profils les plus exposés à la précarité au sein de la population étudiante. Ainsi, en 2026, l’écart moyen du coût de la vie entre un·e étudiant·e vivant en hexagone et un·e étudiant·e dans les DROM s’établit à 2,54% de plus pour les non boursier·ère·s et de 6,94% pour les boursier·ère·s. Concrètement c’est 314,36€ de dépenses supplémentaires par an pour les non boursier·ère·s et 408,53€ pour les boursier·ère·s.
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Cette situation s’accompagne également d’un manque criant de prise en compte des spécificités que vivent les étudiant·e·s ultramarin·e·s dans le système actuel d’aides sociales. Le complément de bourse de 30 euros obtenu par l’UNEF en 2023, mis en place pour les étudiant·e·s ultramarin·e·s reste largement dérisoire au regard de l’ampleur de la précarité qui touche cette partie de la population étudiante.
L’urgence de la situation vécue par les étudiant·e·s ultramarin·e·s impose une action immédiate : l’État doit cesser de considérer les territoires d’Outre Mer comme des territoires de seconde zone. Cela fait des années que l’UNEF met en avant les différences drastiques du coût de la vie entre l’Hexagone et les DROM, et revendique une hausse urgente de 200 € du complément de bourse. Pour autant, aucun investissement supplémentaire n’a été mis sur la table pour rattraper cet écart.
Cette précarité se superpose à un accès difficile aux services publics et une absence de volonté politique de l’Etat d’investir réellement dans le réseau des œuvres sur ces territoires. Il est indispensable, de construire des logements CROUS, de développer les structures de restauration universitaire et de renforcer la présence des services sociaux du CROUS.
Cependant, cet investissement ne doit pas se limiter uniquement au réseau des œuvres mais plus globalement aux établissements universitaires. Pour une grande partie de la jeunesse ultramarine, faire des études rime avec un déménagement à plusieurs milliers de kilomètres du à un manque de certaines filières notamment en master, entraînant des coûts exorbitants.
Les jeunes vivant dans ces territoires doivent avoir le choix de leurs études sans devoir débourser des milliers d’euros.
















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