En premier lieu, j’apporte tout mon soutien aux salariés de la CISE Réunion, que j’ai rencontrés ce matin sur le piquet de grève de Saint-Benoît.
Je salue le positionnement ferme de la CIREST et de son président Joe Bédier. Les mises en demeure adressées à la CISE doivent être appliquées : les obligations contractuelles doivent être respectées, la population de l’Est ne peut plus subir cette situation.
Ce conflit révèle une réalité que les salariés dénoncent : à compétences égales, des inégalités de traitement persistent. Quand un salarié venu de »deor » bénéficie d’avantages supérieurs à un salarié local comment ne pas parler de « privilège zorey » ?
Les Réunionnais n’acceptent plus ce deux poids, deux mesures. Assez de ce privilège ! Les Réunionnais ne demandent pas de passe-droits, ils exigent la justice et l’égalité.
Le préfet a fait le choix de réquisitionner du personnel pour assurer la continuité du service public de l’eau. C’est son rôle. Mais s’il peut réquisitionner pour faire couler l’eau, il doit aussi tout mettre en œuvre pour faire aboutir les négociations.
J’interpelle solennellement le préfet : convoquez sans délai la direction de la CISE autour de la table et ne la laissez pas se lever tant qu’un accord n’est pas trouvé. L’eau est un bien vital, ce conflit doit cesser dans l’intérêt des salariés et des usagers.














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