Communiqué de presse du Groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR)

Nous nous félicitons que la majorité des États membres de l’ONU se soit prononcé, pour la 34ème année consécutive, en faveur de la levée du blocus criminel et illégal imposé au peuple cubain.

Comme nous le redoutons la semaine dernière par la voix de notre co-président Stéphane Peu lors des questons au Gouvernement, la pression américaine sur les États membres a porté ses fruits.

Dix pays ont rejoint le camp du « non » emmené notamment par les États-Unis, Israël, l’Argentine et l’Ukraine, et treize autres sont venus grossir les rangs des abstentionnistes dont, parmi les pays européens, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Grèce, la Croate, la Bulgarie, le Monténégro et la Pologne.

Pourtant, selon le coordonnateur de l’ONU à Cuba, Francisco Pichon, le durcissement des mesures américaines fait désormais peser un risque d’effondrement humanitaire. Le blocus énergétique inédit affecte, en effet, l’ensemble de l’économie et de la société cubaines et frappe de plein fouet les secteurs sensibles que sont la sécurité civile, la santé et les transports.

Il est urgent que la France œuvre auprès de ses partenaires européens pour porter la voix du droit international et s’opposer à la campagne criminelle du Gouvernement américain et de ses alliés. Au-delà de cette action diplomatique, notre pays doit réunir les conditions pour venir concrètement en aide au peuple cubain qui, malgré les condamnations internationales répétées, souffre toujours davantage de ce blocus illégal.

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