Les Nations Unies organisent en 2026, la COP17 à Erevan, en Arménie, et la COP31 à Antalya, en Turquie. « Ces conférences sont distinctes et indépendantes les unes des autres, mais leurs objectifs sont étroitement liés. Le changement climatique entraîne en effet le déclin de la biodiversité », a indiqué l’ONU dans un article publié sur son site.

Le terme COP est l’acronyme de « Conference of the Parties », leur nom en anglais ou « Conférence des parties », en français. Il désigne l’organe décisionnel suprême de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Ces conférences de haut niveau regroupent les États, des organisations régionales et des acteurs non étatiques.

Du 9 au 20 novembre 2026 se tiendra à Antalya la 31ème COP, dans un contexte particulier, car de nouveaux records de chaleur ont été enregistré et les catastrophes climatiques se sont multipliées.

Tous les ans, pour la première fois, les responsabilités liées au sommet seront présents en Turquie et en Australie, car la Turquie accueillera la conférence et prendra en charge la logistique qu’implique la gestion d’une opération internationale de grande envergure. Tandis que l’Australie définira l’ordre du jour et orientera les négociations, en partenariat avec les Etats insulaires du Pacifique, parmi les plus menacés par la montée et le réchauffement des océans.

Présentée comme la « COP de l’avenir », la COP31 sera le théâtre de nouvelles négociations sur l’adaptation aux impacts climatiques, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le financement climatique en faveur des pays en développement, ainsi qu’une transition juste pour les travailleurs et les communautés.

De son côté, la COP17 sur la biodiversité aura lieu du 19 au 30 octobre 2026 à Erevan, en Arménie. Cette convention sur la diversité biologique se base sur un traité international de 1992 ayant pour objectif de conserver la diversité biologique, de promouvoir la durabilité de la diversité biologique et de renforcer le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques. Ratifiée par 195 pays, plus l’Union européenne, elle ne l’a pas été par les États-Unis et entre autre le Vatican.

Cette année, les pays évalueront pour la première fois les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité. Ce cadre, adopté en 2022, fixe l’objectif de restaurer 30 % des écosystèmes dégradés d’ici 2030, et de conserver 30 % des terres, des eaux et des espaces marins. Il vise également à stopper l’extinction, causée par l’homme, des espèces connues comme étant menacées. D’ici 2050, il ambitionne de porter l’abondance des espèces sauvages indigènes à des niveaux sains et résilients.

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