La Région Réunion renforce son partenariat avec Bpifrance pour faciliter l’accès au financement des TPE et PME du territoire. Une dotation régionale supplémentaire de 3 millions d’euros porte à 7 millions d’euros la contribution totale de la collectivité au Prêt Relance à La Réunion.
Grâce au coefficient multiplicateur de 3,5 appliqué par Bpifrance, la capacité globale du dispositif atteint désormais 24,5 millions d’euros de prêts, soit 10,5 millions d’euros supplémentaires.
Ce renforcement répond à la forte mobilisation du dispositif depuis son lancement le 5 novembre 2024. Au 30 juin 2026, 148 entreprises avaient bénéficié d’un prêt, pour un montant total de 13,54 millions d’euros, représentant 97 % de la capacité initiale d’engagement.
Dans le détail :
- 7 M€ : Dotation régionale totale après renforcement
- 24,5 M€ :Capacité totale de prêts après renforcement
- 148 : Entreprises bénéficiaires au 30 juin 2026
La signature institutionnelle de l’avenant à la convention entre la Région et BPIFrance s’est tenue le 22 octobre 2026 au sein d’Exodata, entreprise bénéficiaire du Prêt Relance. Cette séquence a permit de présenter le renforcement du dispositif et d’illustrer le partenariat à travers l’accueil par une entreprise accompagnée.
Le financement pour accompagner les projets a été proposé à des conditions préférentielles, le Prêt Relance finance les investissements matériels et immatériels ainsi que l’augmentation du besoin en fonds de roulement liée à un programme d’investissement. Les montants vont de 20 000 à 300 000 euros, sans garantie personnelle ni sûreté réelle.
Le Prêt Relance s’inscrit dans la stratégie de Nouvelle Économie portée par la Région Réunion. La collectivité déploie un ensemble d’outils pour accompagner la transformation du tissu économique, soutenir l’investissement, favoriser l’innovation et renforcer la compétitivité des entreprises du territoire. Le partenariat avec Bpifrance contribue à cette ambition en facilitant l’accès des TPE et PME aux financements nécessaires à leur développement.
La Commission permanente de la Région Réunion a décidé la mise en place du Prêt Relance le 21 juin2024. La convention signée avec Bpifrance le 8 août 2024 a défini les modalités de déploiement de ce prêt participatif, dont la gestion est confiée à Bpifrance. Le dispositif a été lancé le 5 novembre 2024.
La dotation initiale de 4 millions d’euros apportée par la Région a permis de mobiliser une capacité de 14 millions d’euros de prêts. Face à la forte utilisation de cette enveloppe et aux besoins persistants de financement des entreprises, la Commission permanente du 4 septembre 2026 a approuvé un avenant augmentant la dotation régionale de 3 millions d’euros.
Au 30 juin 2026, le montant total des prêts accordés s’élève à 13 541 711 euros pour 148 bénéficiaires. Le montant moyen d’un prêt est d’environ 91 500 euros. Les très petites entreprises occupent une place centrale dans le dispositif : 116 bénéficiaires comptent moins de 11 salariés, soit 78 % des entreprises accompagnées.
La distribution s’appuie sur deux canaux complémentaires. Le réseau classique de Bpifrance représente 56 prêts et 10 168 000 euros accordés. Le canal digital totalise 92 prêts, pour 3 373 711 euros.
Le commerce et la réparation automobile comptent 39 bénéficiaires, devant la construction avec 24 entreprises et l’industrie manufacturière avec 20 entreprises. Ensemble, ces trois secteurs regroupent 83 bénéficiaires et près de 7,65 millions d’euros de prêts, soit environ 56 % des montants accordés.
Le bilan au 30 juin 2026 fait apparaître des bénéficiaires dans les quatre bassins de l’île et dans des secteurs d’activité variés. Il décrit l’utilisation de l’enveloppe initiale, avant le renforcement approuvé en septembre 2026.
Le Prêt Relance s’adresse aux TPE et PME dont l’essentiel de l’activité est exercé à La Réunion. Elles doivent avoir plus de trois ans d’existence ou présenter deux bilans couvrant au minimum 24 mois, être financièrement saines et éligibles à la garantie Bpifrance, et disposer d’une cotation FIBEN comprise entre 1+ et 6+.
Le financement porte notamment sur les investissements matériels à faible valeur de gage et les investissements immatériels, tels que les dépenses de mise aux normes, les recrutements ou les frais de prospection. Il couvre également l’augmentation du besoin en fonds de roulement liée à un programme de développement.
Le dispositif est soumis au régime européen des aides de minimis. Sont notamment exclus les SCI, les autoentrepreneurs et entreprises individuelles, les entreprises agricoles ou liées à la pêche et à l’aquaculture, les professions libérales réglementées ou assimilées et les entreprises en difficulté. Les associations et fondations sans activité économique et n’employant pas au moins un salarié sont également exclues.
Le prêt ne finance pas les opérations de création, les investissements immobiliers et mobiliers par destination, l’acquisition de titres ou de fonds de commerce, les programmes de transmission ou de croissance externe, la restructuration financière, les opérations purement patrimoniales, ni la substitution de dettes et le remboursement d’encours existants ou de comptes courants.














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