Face à la répression subie par les antillais et réunionnais, le sénateur martiniquais Frédéric Buval a assuré que « la situation est critique » dans les Outre-mer. En effet, « en Martinique, des mineurs blessés par balles, des gendarmes visés par des tirs de balles réels et des policiers par des tirs de mortiers », a évoqué ce dernier, ajoutant que la situation est tout aussi sombre en Guadeloupe où trois policiers ont été « blessés par balles » et La Réunion.
Lors des questions au gouvernement, le sénateur a rappelé que les syndicats des forces de l’ordre en Outre-mer avaient réclamé plus de moyens, tout en soulignant que la tension n’est pas liée aux manifestations actuelles mais est ancrée dans le quotidien.
« Alors que les territoires d’Outre-mer ne représentent que 4% de la population française, ils concentrent 30% des homicides, 25% des atteintes aux personnes et 50 % des agressions envers les gendarmes », a indiqué ce dernier. Cette violence s’explique en partie selon lui par la prolifération d’armes à feu et l’expansion du narcotrafic.
Mais « cette insécurité du quotidien gangrène tout, et en particulier une jeunesse à bout, marquée par des conditions d’études dégradées, par un chômage endémique, par une eau potable qui ne coule plus et par la vie chère », a-t-il poursuivi.
Le sénateur martiniquais a alors demandé à la ministre Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer, « quels moyens le gouvernement peut-il mobiliser pour éradiquer la flambée de la violence en Outre-mer et garantir au quotidien la sécurité pour tous ? ».
Cette dernière a indiqué qu’il n’y a « pas deux républiques », une « qui protégerait les populations dans l’Hexagone et une république qui serait au rabais dans les Outre-mer ».
Reconnaissant la réalité de l’insécurité quotidienne sur les territoires ultramarins, elle s’est dite « consciente de cette situation ». Pour défendre les actions du gouvernement, elle a rappelé avoir annoncé un plan de lutte contre le narcotrafic à Fort-de-France début juillet 2026, mais aussi à La Réunion, où le préfet a mit en place un plan similaire en juin 2026.
Pour autant, la ministre a suivi le mot d’ordre du gouvernement en condamnant les violences et dégradations, mais bottant en touche les revendications et attentes de la population, qui fait toujours face à une cherté de la vie.
A l’instar de ces précédentes prises de parole, elle a de nouveau promit qu‘ »il y aura donc des réponses complètes, à la fois sur le maintien de l’ordre, sur la sécurité des populations et sur les causes et les revendications légitimes des habitants », sans pour autant de détail sur le calendrier.














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